Graham A. Runnalls a consacré les dernières années de son existence à la « survivance » des mystères au XVIe siècle. En 1999, le chercheur anglais nous avait offert un ouvrage intitulé Les Mystères français imprimés. Ce répertoire de tous les exemplaires de mystères imprimés connus, les « mystérophiles » (un néologisme de son cru) le consultent toujours avec intérêt et confiance. La sévère Atropos a emporté notre ami, nous privant d’une monographie d’ensemble sur l’usage de l’imprimé de mystère et sur son lectorat. Runnalls nous a pourtant préparé le terrain en s’intéressant aux contrats d’imprimeurs en vue de l’impression, pour la lecture, de manuscrits de la pratique. Nous pensons, entre autres, au Mystère des Actes des Apôtres publié à Bourges et que Runnalls mentionne à plusieurs reprises dans ses travaux. Il nous reste maintenant à prendre le relais du grand disparu en nous interrogeant sur ce qui pousse les imprimeurs à publier des textes de théâtre et, plus spécifiquement, des mystères.
Cette journée est organisée dans le cadre du séjour de Mario Longtin, professeur à l'Université Western Ontario (Canada), invité par Litt&Arts.